mardi 8 novembre 2011

Si j'avais su

Si j'avais su te dire
Avec exactitude
Ce qui me fait mourir
De tant d'incertitudes

Si j'avais su te mettre à nu
Te dire ce qu'on cache
De ce que l’on voudrait prier
Pour que rien ne se détache

Si j'avais su t'écrire
Ce que je voulais que tu saches
J'aurais été moins ivre
J'aurais été moins lâche

Si j'avais seulement vu sur ton visage
Ce qu'il faut d'amour et de rage
J'aurais refusé d'être sage
J'aurais donné bien davantage

Si j'avais su mentir
Mentir ou disparaître
Apprendre à devenir
Une femme à la fenêtre

Si j'avais su t'aimer
Avant de te connaître
Avant de t'oublier
J'aurais brûlé ma lettre

samedi 8 octobre 2011

Veloz


Finalement, ce sera toi mon beau Veloz qui nous rejoindra en novembre aux écuries de La Martellière. J'espère que ce projet de vous avoir tous les deux à la maison, Kali et toi, nous apportera à tous de la joie et de la sérénité. Je suis impatiente de composer le trio.  Je croise les doigts pour que tout se passe bien.

mercredi 24 août 2011

Running woman II

Courses de nuit dans les ruelles sombres sur cette musique de mon coeur. Je savais la route longue, difficile mais si différente, faisant de cette histoire, l'une des plus belles. Tu n'as pas voulu entendre ce coeur qui gronde. Tu l'as laissé te faire la cour en mistral perdant. A bout de souffle de cet amour rebelle, je jette l'ancre de cette errance. De vagabonds souvenirs viendront danser autour de nous. En soufflant sur la bulle de mon amour, par principe,  elle s’en est allée bien haut. Petite lune a rejoint les dieux et fuit vers d’autres nuits. Le temps dessèche ce qu’il inonde. Douloureuse raison.

mercredi 3 août 2011

Le Dormeur du Val

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
7 octobre 1870.

samedi 23 juillet 2011

LOL

Puisqu'il nous est impossible de modifier une situation qui ne dépend pas de nous, il nous reste la possibilité de modifier notre regard pour l’accepter. L’humour devient alors une formidable parade contre le désespoir. J'aurais tant de choses à te dire mais je préfère avoir la mémoire qui flanche, la nourriture perd toute saveur, quand on a pas d'appétit, même pour un homme de goût.

L'intuition


Bergson impose l’intuition comme nouvelle méthode de connaissance de nous-même et de la vie. Elle correspond à la vie émotionnelle et spirituelle, alors que l’intelligence correspond à la vie pratique et matérielle.
La méditation religieuse ou encore l’émotion procurée par la création artistique permettent de la développer. Ainsi, la durée devient une donnée propre à notre conscience qui nous permet de voir le monde autrement. Mais pour cela, « il faut brusquer les choses et… pousser l’intelligence hors de chez elle », rappelle Bergson. L’intuition nous donne à connaître notre besoin de spiritualité, mais aussi un incroyable souffle de vie. Bergson récuse les explications mécanistes et matérialistes de son temps, et préfère invoquer un élan vital continu : nous nous élevons de la matière à l’esprit par une force créatrice. La vie est une « évolution créatrice » qui génère sans cesse des « formes nouvelles ». Cet élan vital se manifeste à travers les mouvements imprévisibles de notre corps comme source d’énergie. Généré par l’esprit, il est en cela l’expression de notre liberté.
La durée Bergson constate que le temps intérieur n’est pas identique au temps des physiciens. Les souvenirs, par exemple, montrent qu’il n’y a pas de différence entre passé et présent. Puisque la mémoire ne répond pas à la même temporalité que les phénomènes naturels, il existerait donc deux approches du temps : l’une extérieure et physique ; l’autre, intérieure et psychologique, qu’il nomme « durée ». « La durée toute pure est la forme que prend la succession de nos états de conscience quand notre moi se laisse vivre, quand il s’abstient d’établir une séparation entre l’état présent et les états antérieurs »,

Ce que les contes nous racontent


Le saviez-vous ? La première trace écrite de Cendrillon et ses sœurs jalouses apparaît dans un manuscrit chinois vieux de trois mille ans. Pourquoi des histoires, si anciennes qu’on pourrait les croire désuètes, inadaptées à notre époque, nous parlent-elles encore autant ? Parce qu’elles reflètent nos structures psychiques fondamentales. Sous forme d’images symboliques, elles traduisent les problèmes auxquels nous sommes confrontés dès l’enfance, et qui touchent à la fois aux relations dans la famille (rivalité fraternelle, inceste…) et aux problèmes personnels (renoncement aux dépendances de l’enfance, affirmation de la personnalité, prise de conscience de ses propres valeurs, dépassement du conflit œdipien…). Bien loin de l’esprit d’une simple "littérature enfantine", ces contes, en mettant en scène des fantasmes, apportent, à leur manière, des solutions à ces problèmes. Voilà pourquoi, en s’adressant directement au moi naissant de l’enfant, ils jouent un rôle important dans la construction de la personnalité.
C’est parce qu’ils ont adressé des messages non seulement à notre conscient, mais aussi à notre inconscient, que Blanche-Neige, les trois petits cochons et le petit Poucet nous ont aidés à intégrer la signification du bien et du mal, à stimuler notre imagination, à développer notre intelligence, et surtout à y voir plus clair dans nos émotions.
La richesse du contenu symbolique des contes est telle qu’ils se prêtent naturellement à l’analyse et à l’interprétation. Les psychanalystes freudiens montreront quelle sorte de matériel inconscient, refoulé, est sous-jacent dans chacune de ces histoires. Pour eux, Jack qui fait pousser un haricot magique, monte sur sa tige et tue un géant pour s’emparer de son trésor, représente l’affirmation phallique de l’adolescent, qui « tue son père » pour imposer sa propre virilité. Les psychanalystes jungiens y verront plutôt un récit initiatique, l’image de notre besoin d’accéder aux degrés supérieurs de notre conscience. Pourtant, l’un n’exclut pas l’autre ! Preuve en est : tout comme dans ces innombrables histoires où le jeune héros se montre plus malin que le géant, Jack montre aux enfants qu’en se servant de son intelligence et de son esprit pratique, il est possible de se sortir des difficultés de la vie. Tout simplement.
L’universalité et la profondeur symbolique des contes de fées leur permettent d’être lus, relus, racontés maintes et maintes fois, à n’importe quel âge. C’est la raison pour laquelle ils sont de plus en plus utilisés en psychothérapie et en développement personnel : les ateliers de contes se multiplient, proposant diverses approches pour réveiller notre "enfant intérieur", développer les richesses de notre imaginaire et nous aider à nous transformer.

Deux siècles après la naissance du conteur danois Hans Christian Andersen, certains contes sont utilisés en développement personnel. Ces méthodes utilisent trois personnages clés, présents dans les mythes du monde entier.Le roi représente notre désir d’évolution, notre faculté de discernement.
Le héros incarne l’action, la mise en œuvre du changement.
La fée est notre part de magie, d’inconscient. Elle découvre les opportunités et provoque les situations propices au changement.
Une aide précieuse pour mettre une image sur nos blocages.
 

Les 5 étapes du voyage intérieur


Echoué sur une île déserte, le héros mythique de Robinson Crusoé vit une aventure en différentes phases.
La soumission. Au début, Robinson se vautre dans les marécages bourbeux de l’île, symboles de la dépendance et de la dépression quand le soi, fragilisé dans l’enfance, est encore immature.
La domination. Robinson décide de domestiquer l’île et veut tout contrôler autour de lui. Le moi socialisé cherche à dominer autrui coûte que coûte.
La prise de conscience. Robinson, comme chacun de nous, doit remonter à la source de lui-même. Il séjourne dans la grotte la plus profonde de l’île. Prise de conscience de l’absurdité de ses actions et pressentiment d’une part plus essentielle, le soi.
La transformation du moi. Jusque-là dominateur, il se transforme et devient une ressource pour le soi nouvellement mis à jour. Il lui donne l’espace pour exister et prendre toute sa dimension.
L’intégration du moi et du soi. Robinson et Vendredi, l’esclave qui incarne la nature sauvage, sortent des rapports de force et s’allient au quotidien. La personne accède à " sa juste autorité " dans un lien respectueux avec elle, autrui et le monde.

dimanche 17 juillet 2011

Black and White



Je suis ton opposé, tu me cherches, je te frôle, le principe d'être entier. Cette danse de la séduction me fait penser à une autre histoire, celle d'un petit poisson et d'une petite pouliche. C'est une veille histoire, une fable certainement, racontée au coin du feu un soir d'automne. L'eau était l'élément de l'un, les terres arides celui de l'autre. Leur rencontre, le fruit du hasard, peut être. Assoiffée, la petite pouliche s'approcha de la rivière dans laquelle vivait depuis bien longtemps déjà le petit poisson. Bien qu'intriguée par cet animal étrange, parce non familier, elle ne prie pas la fuite immédiatement. Curieuse, elle contourna la règle de survie des univers inhospitaliers. Quelque chose l'attirait chez ce petit poisson. Subjuguée par sa quiétude, aimantée par la profondeur de son regard bleu et vif, elle tendit le coup vers lui. Son corps immobile était inondé de cette eau fraîche. Elle se désaltérait à sa source. Après un temps d'adaptation, ils apprirent à se connaître et s'inventèrent au fil de l'eau un langage singulier. Sur fond de dérision permanente, de joutes verbales incessantes, chacun évoquait sa condition différente. Black and White. Ils aimaient à se chamailler, rire de tout et d'eux mêmes, jouer à se séduire comme une valse à quatre temps. Seulement la petite pouliche, jeune et impétueuse, voulu partager la vie de son ami le petit poisson, juste pour voir. Un beau matin, elle se jeta dans la rivière. Elle ne savait pas nagée. Se débattant comme elle pouvait pour regagner la rive, ses forces l'abandonnaient aux courants impétueux. Comprenant trop tard qu'elle n'aurait jamais dû vouloir partager un instant la vie du petit poisson, elle se laissa emporter par le courant, bercée dans son coeur par le bonheur de cette rencontre.

jeudi 14 juillet 2011

Regards croisés

Petit poisson, tu es apparu comme révélateur de moi-même. Ton regard éclaire des zones d’ombre dévoilant ainsi des facettes que j’ignorais. Ouverture sur des parties les plus fragiles, peut être même les plus archaïques de ma personnalité. Fruit d’un échange sans emprise, effet d’une différenciation et non d’une fusion, sans attente précise. Par ton écoute et ton regard accueillants, tu as éveillé quelque chose d’inconnu sans doute parce que j’étais disposée, inconsciemment, à être bouleversée, à me laisser imprégner de ces changements. Mise en lumière en douceur, richesse infinie.

Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté

Le Bouddha ne ferme pas les yeux sur le monde, mais tourne son regard vers l’intérieur pour mieux le comprendre. Ce sont les yeux de la connaissance et de la compassion. Le Bouddha est en adéquation avec la réalité, car il perçoit la nature ultime des choses : l’interdépendance des phénomènes et la non-existence d’un moi autonome. Il reconnaît le potentiel d’éveil présent en chacun même lorsqu’il est dissimulé derrière les nuages de la confusion mentale et des émotions perturbatrices. 



Le sourire de Bouddha est l’expression d’un amour altruiste sans limites, fondé sur une juste connaissance de la nature des choses. Ce sourire reflète une bienveillance inconditionnelle, née du souhait que tous les êtres, sans exception, trouvent le bonheur et les causes du bonheur – sagesse, liberté intérieure et compassion –, et soient libérés de la souffrance et de ses causes profondes : l’ignorance et les toxines mentales – haine, désir obsessionnel, arrogance, jalousie. Nous sommes loin d’un optimisme béat qui peindrait en rose la triste réalité d’un monde mauvais. 

L’instinct nous dit que la conscience se trouve dans notre cœur. La science nous dit qu’elle a son siège dans le cerveau. Le bouddhisme, lui, la décrit comme un phénomène interdépendant avec le cerveau, le corps et l’environnement. Quoi qu’il en soit, nos événements mentaux et nos émotions sont en corrélation avec l’activation, l’inhibition ou la synchronisation de diverses régions du cerveau. La méditation consiste à se familiariser avec une nouvelle façon d’être et d’agir liée à l’entraînement de l’esprit.

jeudi 30 juin 2011

Petit poisson

Un jour, j'ai croisé un petit poisson. Bien que nageant à proximité de lui depuis un long moment, je ne l'avais pas encore remarqué. Immobile dans les rochers, en mimétisme parfait, il restait là à me regarder m'agiter. De couleur gris argent, il avait les yeux bleus. Curieux me direz vous, mais les exceptions agissent aussi en fonds marins. D'ailleurs, je crois que c'est à cause de cela que j'ai fini par le remarquer, par son regard intense. Attraction de l'aimant, je me suis arrêtée sur lui. Je l'ai trouvé curieux et beau.  Alors pourquoi avoir voulu le harponner ?  Evitant cette flèche qui lui était destinée, il s'en est retourné vers ces courants d'eau chaude qu'il connaît si bien et qui lui sont familiers. Depuis ce jour, je pense à toi, petit poisson. 

jeudi 23 juin 2011

Bouteille à la mer

Journée contrastée qui s'annonce. Bonne nouvelle d'un point de vue professionnel, je suis enfin rassurée sur notre financement jusqu'à la fin de l'année. Pourtant j'ai du vague à l'âme, comme quoi le bonheur n'est pas vénal, du moins pour certains. Tu me manques. Je pense à toi bien trop souvent pour que cela ne laisse pas d'empreintes dans mon esprit. Dis quand reviendras-tu ?

samedi 18 juin 2011

L'enfant intérieur

C'est l'histoire d'un enfant qui ceuille le jour pour en faire sa cabane de feuillage. Il arrive, à l'horizon de la mémoire, sans aucun bruit sans aucune page. Il n'a rien à nous dire. Il est la Présence même. Il éclate de tous les rires de la terre. C'est un enfant pareil à la mer et pourtant c'est un enfant soleil. Il fait chanter toutes les colombes. Il adoucit les serpents du rouge vif. Il boit la rage et donne le rêve. Un jour nous le rencontrerons. Aux portes de notre destin, il arrêtera notre visage. Il prolongera notre regard dans la surprise du torrent. Nous prendrons le temps du partage. C'est un enfant qui arrondit l'espoir pour le faire rouler et bleuir le monde. Il est la femme et il est l'homme entrelacés. Hélice de toute vie. Avec lui nous devenons plus humains. Avec lui fulgurante, l'existence est royauté. 



Dans le prolongement de cette histoire, le terme d'enfant intérieur est un terme à l'origine issu de la psychologie analytique jungienne. Pour lui, l'enfant intérieur (ou enfant divin) est, dans ce cadre théorique, la part enfantine de l'homme et de la femme. Il s'agit d'un archétype et donc d'une formation de l'inconscient collectif. 
L’enfant intérieur peut être découvert (...) « au fait que nous réagissons de façon démesurée à certains évènements. Chaque fois que notre réaction est disproportionnée, on peut être sûr qu'il est en train de faire son numéro. Cela se produit à chaque fois que nos besoins guident aveuglément notre conduite, l'enfant exige qu'on s'occupe de lui. Il hurle son besoin d'attention. (...) Tout le monde abrite un enfant intérieur car nous avons tous autant que nous sommes perçus jadis le monde à travers les yeux d'un enfant. Et nous avons tous quelques souvenirs de ces perceptions. Cet enfant se souvient de son impuissance, de son incapacité à maîtriser le cours des choses. Il garde en mémoire d'innombrables injustices. A tout cela, il n'a de solutions qu'à court terme; il sait crier, pleurer et exiger de l'attention ou au contraire devenir passif, se recroqueviller sur lui même réclamant que l'on vienne à son secours. Si les secours n'arrivent pas, c'est le désespoir. Un enfant intérieur en bonne santé a la certitude que l'on répondra tôt ou tard à ses besoins et il est capable de patienter avant d'obtenir satisfaction, mais nombre d'entre nous hélas n'ont pas un enfant en bonne santé» 
Carl Jung - Susana Macmahon

vendredi 17 juin 2011

Pour toi malgré moi

Avec le temps
Il faut que je comprenne
Nos envies, nos vœux
Les images, les querelles
Du passé rancunier
Nos armures se sont forgées
Nos cœurs se sont scellés

Nos démons animés
Perdus dans nos dessins
Sans couleur, gris foncé
On aurait pu choisir
Le pardon, essayer
Une autre histoire d'avenir
Que de vouloir oublier

Prenons-nous la main
Le long de la route
Choisissons nos destins
J'ai foi et ce n'est rien
Qu'une question d'écoute
D'ouvrir grand nos deux mains
Coûte que coûte

On n'a pas pris la peine
De se parler de nous
Sans pouvoir se mettre à genoux
Dans nos yeux transparents
Le mensonge sur nos maux
Impossible de le nier
Tout le corps révélé

Et les mots ne sont que des mots
Pas les plus importants
Qui changent au gré des gens
Pour se cacher de soi même

Si le début de nos rêves
Tendent à se confirmer
Sans se cacher de soi-même
L'autre n'est que le reflet
Des ombres que l’on veut s’inventer

B612

Je n’ai alors rien su comprendre. J’aurais dû la juger sur les actes et non sur les mots. Elle m’embaumait et m’éclairait. Je n’aurais jamais dû m’enfuir. J’aurais dû deviner sa tendresse derrière ses pauvres ruses. Les fleurs sont si contradictoires. Mais j’étais trop jeune pour savoir l’aimer.

mercredi 15 juin 2011

La lampe merveilleuse

Il mio piccolo, si tu frotes bien fort, tes voeux se réaliseront...merci pour ce weekend, je t'aime.


Sans toi ni loi

La rencontre d’une personne avec qui nous semblons nous harmoniser, voire nous  "fusionner" au sens alchimique du terme, transforme complètement notre perception de la relation à l’autre. Elle s’entoure d’un potentiel 
infini pour lequel les limites, qui d’habitude 
nous enserrent et nous freinent, s’évanouissent. Une réalité - ou un faux semblant de réalité - plus intense et colorée s’ouvre comme par magie. 

Cette expression passionnelle semble nous remettre en contact avec une part étouffée 
de nous-mêmes, comme une forme de renaissance. Est ce d’ailleurs par hasard que nous tombons passionnément amoureux 
de quelqu’un ? Les secousses intérieures qu’elle provoque ne sont elles pas autant de stimuli à notre part de créativité, source de réalisation de soi ? Sorte de pulsion naturelle de l’instinct et de l’âme vers la réalisation 
de soi. Notre inconscient ne choisirait-il pas de nous offrir à titre « préventif » une passion ? Souvent comparée à un feu brûlant, elle ravage 
ce qui existait pour laisser place à un terrain sur lequel s’établira 
quelque chose de neuf, sorte de « culture sur brûlis » chargée de toute une palette d’émotions.
 À peine sortie d’un état de crise, je basculais de nouveau dans une expérience intense aux conséquences 
bouleversantes. Cette rencontre passionnelle est venue sans doute stimuler des sentiments 
déjà en éveil mais que le souvenir douloureux d’un passé 
tumultueux pouvait tenter d’éteindre. Dès lors, peu importe le dénouement de cette rencontre dans la mesure où elle est synonyme de vitalité. Quel est le 
plus dangereux : souffrir d’une expérience qui nous aide à grandir 
ou rester au sein d’une situation qui étouffe notre équilibre et menace 
notre capacité à nous épanouir ? La souffrance est parfois salutaire 
parce qu’elle nous enseigne des leçons essentielles pour peu que nous honorions 
ce qu’elles nous transmettent. L’état passionnel est beaucoup plus 
naturel que son absence. Nier sa validité en revient à nier la vie 
elle-même. 

Ce n’est qu’une forme d’incursion, voire d’incurvation dans le moment présent. Aujourd’hui, elle me rapproche de mon essence, de cette intensité qui suspend même le temps. Demain, elle sera peut être l’expression d’une quête plus spirituelle qui 
me rapprochera de mon être en ravivant une certaine forme de créativité 
et en redonnant à ma vie sa part de sens. Une fois que j’ai dit ça, je trébuche sur l’essentiel, je t’aime.




mercredi 8 juin 2011

Pensée du soir

En quittant le bureau ce soir vers 18H00, un ami plaisante sur l'horaire de mon départ en me disant que j'avais des horaires de "fonctionnaire". Ce à quoi je lui réponds que si tel était le cas, je serais déjà partie depuis plus de 2 heures. Bien sûr, au delà de la plaisanterie partagée et de mauvais goût j'en conviens, sa réflexion m'interpelle. Sur le chemin du retour je me mets à penser que, dans le fond oui, j'avais vraiment hâte de rentrer. Convaincue sans détour que si le boulot laissé en attente pourrait être remis à plus tard ou à demain, les heures manquées avec Sacha ne pourraient jamais être remplacées. A caractère d'autant plus précieux que comptées et limitées dans le temps, sous l'effet d'un avènement tardif sans aucun doute. Mais cet empressement est aussi d'une autre nature et témoigne d'un malaise plus profond. Echo à un état de découragement installé aussi lentement et sournoisement dans ma profession, qu'une dépression dans une vie personnelle. La récurrence des problèmes à affronter, des solutions à trouver, à inventer, des incertitudes à dépasser me conduisent inexorablement vers un point de rupture. Même si j'admets que de telles situations sont inhérentes à ma fonction, ma capacité de résistance a atteint sa limite, je le sais. La solitude du chef d'orchestre est parfois immense, je le mesure. En effet, n'est-il pas vrai qu'un homme à la mer en pleine tempête mourra inévitablement d'épuisement s'il n'arrive plus à respirer entre deux vagues ? s'il perd tout espoir d'une accalmie prochaine? Alors oui, le matin je m'arrache des bras de mon fils, de cet espace d'humanité simple et accessible, opium de mes journées et le soir je garderai pour un temps encore mes horaires de "fonctionnaire"....Caro amico, abbi cura di te, ti amo tanto. 

mardi 7 juin 2011

Kiev

Finalement c'est lui, le prince charmant tant recherché depuis des mois par Tinou et Bebou, Kiev. Beau cheval bai de 13 ans, c'est tout ce que je sais de lui, pour le moment. Par contre, je sais ce que l'on pense de lui : gentil, de l'expérience, bon à l'obstacle. Parfait cheval pour les concours à venir. Bienvenue à toi Kiev. Qui sait, peut être ton chemin croisera-t-il un jour celui de Kali ? En attendant, fais attention à l'indien du club, Apache.

Bonjour Tristesse

Pas une parodie du roman de Françoise Sagan, juste l'évocation d'un weekend morose. Des pluies incessantes. Trois jours équivalents à trois mois de précipitations. Les flots ont fini par m'enivrer de désespoir. Faut dire que le moral n'était pas au rdv. Résultat des courses de la veille où la pauvre jument que je suis c'est faite ramasser par la voiture balais. Rien à comprendre. C'est mon problème, rien que mon problème, tout mon problème. Levez la main droite et dites je le jure...
Kali. Pas vraiment le courage de sortir pour une simple visite de courtoisie et d'écurie. On est loin du stage que j'avais prévu de faire avec lui. Partie remise -trop souvent- à quand ? Dans ces secondes d'éternité si rares et annihilées par ce temps passé à vouloir transformer du plomb en or, sans pierre philosophale et pour un collectif sclérosant. Que reste t-il ? Les mouches du plafond, un repas entre amis, les travaux de terrassements herculéens, les siestes sans intérêt et les séries télé en tous genres, évitant toutefois Derick par peur du suicide sans aucun doute. Une lueur d'espoir cependant, j'entends les pas de Sacha dans le gravier.

dimanche 5 juin 2011

MDR

Lettera di una moglie che lascia il marito
E la divertente risposta di lui

A volte non è come sembra


La moglie scrive
Caro marito, ti scrivo questa lettera per dirti che ti lascio per qualcosa di meglio. Sono stata una brava moglie per te per sette anni e non devo dimostrartelo. Queste due ultime settimane sono state un inferno. Il tuo capo mi ha chiamato per dirmi che oggi ti sei licenziato e questa e’ stata solo la tua ultima cazzata. 

La settimana scorsa sei tornato a casa e non hai notato che ero stata a farmi i capelli e le unghie, che avevo cucinato il tuo piatto preferito ed indossavo una nuova marca di lingerie. Sei tornato a casa e hai mangiato in due minuti, e poi sei andato subito a dormire dopo aver guardato la partita. Non mi dici più che mi ami, non mi tocchi più. Che tu mi stia prendendo in giro o non mi ami più, qualsiasi cosa sia, io ti lascio. 
Buona fortuna! 
Firmato: la tua ex moglie 
P.s.: se stai cercando di trovarmi, non farlo: tuo fratello e io stiamo andando a vivere a Rimini insieme 

Il marito risponde
Cara ex moglie, niente ha riempito la mia giornata come il ricevere la tua lettera. E’ vero che io e te siamo stati sposati per sette anni, sebbene l’ ideale di brava moglie, a patto che esista, sia molto lontano da quello che tu sei stata. Guardo lo sport così, tanto per cercare di affogarci i tuoi continui rimproveri. 
Va così male che non può funzionare. 
Ho notato quando ti sei tagliata tutti i capelli la scorsa settimana, e la prima cosa che ho pensato e’ stata: “sembri un uomo!”. Mia madre mi ha insegnato a non dire nulla se non si può dire niente di carino. Hai cucinato il mio piatto preferito, ma forse ti sei confusa con mio fratello, perchè ho smesso di mangiare maiale sedici anni fa. 
Sono andato a dormire quando tu indossavi quella nuova lingerie perché l’ etichetta del prezzo era ancora attaccata: ho pregato fosse solo una coincidenza il fatto di aver prestato a mio fratello 50 euro l’ altro giorno e che la tua lingerie costasse 49,99 euro. 
Nonostante tutto questo, ti amavo ancora e sentivo che potevamo uscirne. 
Così quando ho scoperto che avevo vinto alla lotteria 10 milioni di euro, mi sono licenziato e ho comprato due biglietti per la Giamaica. Ma quando sono tornato tu te ne eri andata. 
Penso che ogni cosa succeda per una precisa ragione. Spero tu abbia la vita piena che hai sempre voluto. 
Il mio avvocato ha detto, vista la lettera che hai scritto, che non avrai un centesimo da me. 
Abbi cura di te! 
Firmato: ricco come il demonio e libero 
P.s.: non so se te l’ ho mai detto ma mio fratello, prima di chiamarsi Carlo.. Si chiamava Carla: spero che questo non sia un problema.

Souvenirs...





Objets non identifiés

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samedi 4 juin 2011

Verveine - Menthe

Sujet textuel à l’image des billets qui l’exposent. Il n’est jamais un, il dit la pluralité de ce qui est en lui, il multiplie les strates, se dévoile dans l’écriture et s’annihile dans la forme fragmentée qu’elle prend. En fait c’est le moyen qu’a trouvé le sujet pour se mettre lui-même en question, pour refuser l’idée d’une vérité univoque et revendiquer sa fracture.
Boris Cyrulnik disait « On peut, que l’on soit adulte ou enfant, utiliser le para-dit en écrivant, en mettant en scène…on se libère de son secret sans pour autant le dire. Les enfants résilients deviennent de grands créatifs, et transforment leur blessure en œuvre d'art pour mettre une distance entre eux et leur traumatisme : ils sont souvent écrivains, comédiens. Certains se tournent vers les autres, et veulent s'engager socialement (œuvres humanitaires, éducateurs de rue), ou s'orientent vers de longues études (souvent en psychologie) : ce qu'ils veulent avant tout, c'est devenir l'auteur de leur destin. Ce sont des décideurs parce qu'ils n'ont rien décidé de leur enfance".
Hier soir, sans le savoir, tu m’as donné une clé pour m’ouvrir sur un autre monde, ne me lâche pas la main.

mardi 31 mai 2011

Exotico - Digital VII - PRE - Elevage Domar


On frise la perfection, enfin en toute subjectivité !!!



Photos Laurie Neron

Phénomène d'adaptation

Si je verse dans un même verre, tour à tour, de l'eau et du vin, les deux liquides y prendront la même forme, et la similitude de forme tiendra à l'identité d'adaptation du contenu au contenant. Adaptation signifie bien alors insertion mécanique. C'est que la forme à laquelle la matière s'adapte était déjà là, toute faite, et qu'elle a imposé à la matière sa propre configuration. Mais quand on parle de l'adaptation d'un organisme aux conditions dans lesquelles il doit vivre, où est la forme préexistante qui attend sa matière?
H. BergsonL'Évolution créatrice, 1907, p. 58.

lundi 30 mai 2011

Un langage sans paroles

A bien y réfléchir, je me dis que ce blog est sans aucun doute une forme de langage, considéré comme moyen de communiquer et d’ex- primer mes propres pensées. Forme d'expression d'une pensée instantanée, en perspective du temps et de symbolisme. Il permet de mettre en articulation et mouvement ce que j'entends, perçois, sens, vois, aime...
Il offre cette capacité d'exprimer le possible en plus du présent, d'être illogique sans argumentation, d'être une fenêtre à la mémoire du passé. Comme quoi, le langage ne nécessite pas toujours l’usage de la parole.

samedi 28 mai 2011

Uno, Duo, Tre ...


Sacha, si tu continues à inviter tous tes copains à dormir, il va y avoir comme un petit problème. T'as vu la place qu'il prend le gros du fond et il se marre en plus! Mais non, je plaisante, je l'aime bien lui aussi mais faudrait pas qu'il se tape trop l'incruste...ou alors il faut lui trouver un frère jumeau moins encombrant!

vendredi 27 mai 2011

Le paradigme du vivant social

Expérience de reliance à cette âme que l'on nourrit et qui nous nourrit, craignant parfois d’en perdre sa souveraineté.
 Expérience de transcendance lorsque l'on se sent connecté à une source qui guide et inspire et qui nous emmène au-delà de nos seules capacités cognitives.
 


Sa clé de voûte ? L'écriture. En posant sur un support des symboles destinés à évoquer cet état de conscience, affranchi des principes de chaque participant et de la distance qui les sépare. L'écriture manipule la réalité en constituant des chaînes de commandement qui fonctionnent tels des engrenages de rôle à rôle. Me voici au point nodal d'une matrice dialectale qui, en échange, est censée pourvoir à un besoin fondamental. Ici la (re)conquête de soi est une aventure solitaire, un choix individuel. Pourtant, en dépit des apparences, ces batailles sont impersonnelles. En pleine vulnérabilité, tout me porte inévitablement, fondamentalement à la rencontre de l'autre. Au diable ces surfaces de temps qu'il faut caser sur un agenda jusqu’à en oublier la profondeur. Où sont ces secondes porteuses d'éternité ?

Pionnier d'une vie

N’a-t-on pas parfois le sentiment d’être un pionnier de sa propre vie en exploration permanente de ces mondes qui nous gouvernent. Autant de lieux dans lesquels nous apprenons à vivre, à trouver de nouvelles richesses en tentant de les rapporter à notre "ancien monde". 



La dynamique qui s'y rapporte a quelque chose d’universel et semble être le fondement même de notre évolution. Il s’agit d’explorer et de peupler de nouveaux espaces de notre conscience, comprendre les structures profondes qui nous animent, notre corps, la systémique de nos pensées, l'écologie de nos attitudes, l'économie de nos relations, notre langage caché, notre inconscient…
Attitude qui nécessite d’accepter d’évoluer en territoire inconnu, dans lequel toute erreur peut s'avérer coûteuse, en même temps qu'elle est porteuse de leçons essentielles. Il s’agit donc d’être apprenant et adaptable, de pouvoir garder sa structure de conscience même lorsque plus aucune matrice sociale extérieure n'est là pour nous y aider. Il s’agit avant tout de conserver son intégrité. 
Pas plus qu'un corps vivant ne saurait naître sans ses premières cellules souches, aucune construction individuelle n’est possible sans cette approche pionnière.

mardi 24 mai 2011

Le chemin

Qu'il est long ce chemin parcouru depuis ces feuillets d'automne. Ces mots prononcés en résonance de mon corps, comme ce son qui, en réflexion dans une enceinte trop petite, donne naissance à un écho. Malgré l'absence de réciprocité des sentiments, empêchant à toute formule alchimique de se développer, je l'ai trouvé beau et tortueux, vallonné et franc. Du recul de ces quelques mois, je me reproche souvent ces quelques mots d'un matin ne faisant que des victimes collatérales. Toi, parce que tu n'aurais jamais voulu qu'il en soit ainsi. Moi, parce que j'aurais toujours voulu qu'il en soit autrement.  Depuis son origine la puissance de cette étincelle me surprend. Par sa force et sa brillance, par sa résistance à toute forme de principe. Par tempérament, ce chemin de croix m'a conduit vers cet Everest sans s'y être vraiment préparée. Résultats de cette course peu raisonnée. Un camp de base sommaire où je me sens seule. Une nature hostile qui m'offre pourtant des paysages séduisants. Je crève de froid et je reste plantée là. Je ne sais plus le chemin du retour, j'ai oublié, tout oublié. Je ne regrette pas d'être où je suis mais j'ai le vertige de l'altitude de cette attitude.

dimanche 22 mai 2011

Doma Vaquera

La doma vaquera est issue de l'Acoso y Derribo, une équitation de travail d'origine andalouse qui consiste à trier les taureaux, la Doma Vaquera est plus un art équestre qu'un sport. L'Ecole Royale de Jerez l'inclue dans ses enseignements et ses spectacles. Comportant 20 figures, en costume d'époque et harnarchement adapté au travail des taureaux, le couple cheval-cavalier doit faire preuve d'une harmonie parfaite. Le cavalier conduit sa monture d'une seule main, prouvant ainsi sa maniabilité. Les figures seront toujours gracieuses, et le cheval doit rester placé dans les accélérations comme dans les transitions. Les maîtres mots dans la Doma Vaquera sont puissance, régularité et rectitude.

samedi 21 mai 2011

Pas de côté

Enfin une après midi avec Kali. Près de 15 jours que je n'avais pas pu le monter. Entre les weekends avec piccolo et une météo plus clémente, le temps est passé vite. J'appréhendais d'avoir perdu les quelques progrès réalisés ensemble lors du stage. Une belle après midi s'annonce, un soleil radieux, peu de vent, en piste..Une heure de pur plaisir. Non seulement nous n'avions rien perdu de notre complicité naissante mais nous avons même franchi une nouvelle étape du dressage, les premiers appuyés. Bon, pour les non initiés, cela ne vous dira rien, mais nous nous engageons sur les premières bases de la basse école. Le poulain qu'il était devient un jeune cheval et même si ces premiers pas sont encore timides, nous sommes enfin sur le chemin du but que je me suis fixé. Peut être un jour, la garrocha....trop cool.

mercredi 18 mai 2011

Le train du voyage

Piccolino, que dirais tu de cette idée de partir vers de nouvelles aventures ? Ta décontraction au volant de cette belle machine me conforte sur ta capacité d'adaptation. Partir loin, tous les deux, rompre avec ces attaches qui t'empêchent de mettre un pied devant l'autre. Je parle pour moi bien sûr. Tu me demandes souvent si l'on va chez papa ou chez maman. Je te propose d'aller chez nous. Un endroit rien qu'à  nous, sans  passé, sans lendemain,  juste le moment présent. 
Tu m'emmènes avec toi ? 

mardi 17 mai 2011

Lendemain de fête



Nouvelle journée et lendemain de fête où le champagne a coulé à flot. Envie de souhaiter un évènement particulier ou besoin plus taciturne d'oublier au plus vite le poids des années. En tous les cas, réveil un peu difficile, même pour toi, il mio piccolo. L'esprit encore vagabond de tes facéties de la veille, je te regarde au petit matin, toujours avec cet immense plaisir. Aujourd'hui, tu sais, je te trouve "grand". J'ai ce sentiment pour la première fois que tu n'es plus un "bébé" mais un petit garçon qui occupe sa place à part entière. Je dois apprendre peu à peu à m'effacer pour te laisser t'épanouir. 

vendredi 6 mai 2011

Syngué sabour

Pierre de patience. Dans la mythologie perse, il s'agit d'une pierre magique que l'on pose devant soi pour déverser sur elle ses malheurs, ses souffrances, ses douleurs, ses misères...On lui confie tout ce que l'on ose pas révéler aux autres. La pierre écoute, absorbe comme une éponge tous les mots, tous les secrets jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Ce jour là...

mardi 3 mai 2011

Dame oseille

Dame de coeur. Regards croisés. Espace de jeu. Provocation ultime. Incompréhension totale. Rétractation immédiate. Fin
Je crois que si j'étais une plante, je serais sans nul doute une ortie. Piquante, urticante si l'on essaie de la prendre à pleines mains. Douce et veloutée si on prend le soin de s'en approcher près de la racine.

lundi 2 mai 2011

Effet de synchronisation

Rassembler, assembler...union de deux êtres sur l'instant sans autre forme de concession. Espace de communion où chacun est libre de faire un pas de deux avec l'autre.  

dimanche 1 mai 2011

La mouche du cheval

Visite à Kali avec piccolino hier après midi. 15 jours d'absence en prétextant une météo peu clémente, une fatigue générale et, soyons franc, une démotivation latente en phase avec une saturation complète par ailleurs. Lâché quelques minutes dans son paddock, cet instant n'a été que cabrés, ruades, roulades..Etat de surexcitation évidente, jamais vu jusqu'à ce jour, à tel point que l'on s'est vraiment demandé quelle mouche l'avait piqué. Finalement, je me suis dit que chacun pouvait avoir ses humeurs et c'est pas parce que je fonctionnais avec 2 de tensions que tout le monde devait être dans le même état. Laissons faire, tant que je ne suis pas dessus, il n'y a pas mort d'homme...

Pour la première fois aujourd'hui, depuis que nous allons ensemble aux écuries, Sacha a lâché ses outils de bricoleur de tous les instants pour me demander de monter sur Kali. Particulièrement émue de cette demande, m'étant toujours interdit de lui suggérer cette passion, je ne pouvais cependant ignorer que le jour était mal choisi. Alternative. Michel, homme de toutes les situations aux écuries, réplique de John Wayne made in Fuveau, me propose de lui faire faire un tour avec sa jument Fuerte. Avant même ma réponse, voilà piccolo sur SA jument, accroché au pommeau d'une selle western, se désarticulant au pas du cheval, dans une décontraction qui lui appartient. Au retour de cette promenade, Michel me lance, " heureusement que nous avons encore 3 chevaux à vendre, ton fils ne veut plus descendre de cheval! " Je te promets mio amore, que si d'ici là je le peux encore, je nous ferai ce plaisir de partager cette joie. Parole de scout..

samedi 30 avril 2011

ADN

Amour Désordonné Nuit est un état d'esprit évoqué sur l'instant et pourtant présent dans toutes les cellules vivantes de mon corps. Il recueille toutes les attitudes nécessaires au développement et au fonctionnement de mon organisme. Il est aussi le support de cette souffrance de l'ombre même si parfois évoquée lors de discussions, de manière intégrale ou non. Il porte en lui toutes les informations contradictoires et constitue l'hérésie de cet être vivant, dans un enchaînement aléatoire de postures. Influence héréditaire sans aucun doute, subissant les effets d'une hypersensibilité affective et abstraction faite de toute évolution possible.

vendredi 29 avril 2011

Papillon sans nuit

Fragilité diaphane du papillon, infinie délicatesse de l'amour. Entre réel et imaginaire, je donne sa raison, sa forme, sa chaleur et son rôle immortel à celui qui m'éclaire. La métamorphose des sentiments est parfois lente et singulière. L'éclosion brutale et rebelle. Le chemin parcouru incohérent et destructeur. La vie éphémère.