samedi 23 juillet 2011

LOL

Puisqu'il nous est impossible de modifier une situation qui ne dépend pas de nous, il nous reste la possibilité de modifier notre regard pour l’accepter. L’humour devient alors une formidable parade contre le désespoir. J'aurais tant de choses à te dire mais je préfère avoir la mémoire qui flanche, la nourriture perd toute saveur, quand on a pas d'appétit, même pour un homme de goût.

L'intuition


Bergson impose l’intuition comme nouvelle méthode de connaissance de nous-même et de la vie. Elle correspond à la vie émotionnelle et spirituelle, alors que l’intelligence correspond à la vie pratique et matérielle.
La méditation religieuse ou encore l’émotion procurée par la création artistique permettent de la développer. Ainsi, la durée devient une donnée propre à notre conscience qui nous permet de voir le monde autrement. Mais pour cela, « il faut brusquer les choses et… pousser l’intelligence hors de chez elle », rappelle Bergson. L’intuition nous donne à connaître notre besoin de spiritualité, mais aussi un incroyable souffle de vie. Bergson récuse les explications mécanistes et matérialistes de son temps, et préfère invoquer un élan vital continu : nous nous élevons de la matière à l’esprit par une force créatrice. La vie est une « évolution créatrice » qui génère sans cesse des « formes nouvelles ». Cet élan vital se manifeste à travers les mouvements imprévisibles de notre corps comme source d’énergie. Généré par l’esprit, il est en cela l’expression de notre liberté.
La durée Bergson constate que le temps intérieur n’est pas identique au temps des physiciens. Les souvenirs, par exemple, montrent qu’il n’y a pas de différence entre passé et présent. Puisque la mémoire ne répond pas à la même temporalité que les phénomènes naturels, il existerait donc deux approches du temps : l’une extérieure et physique ; l’autre, intérieure et psychologique, qu’il nomme « durée ». « La durée toute pure est la forme que prend la succession de nos états de conscience quand notre moi se laisse vivre, quand il s’abstient d’établir une séparation entre l’état présent et les états antérieurs »,

Ce que les contes nous racontent


Le saviez-vous ? La première trace écrite de Cendrillon et ses sœurs jalouses apparaît dans un manuscrit chinois vieux de trois mille ans. Pourquoi des histoires, si anciennes qu’on pourrait les croire désuètes, inadaptées à notre époque, nous parlent-elles encore autant ? Parce qu’elles reflètent nos structures psychiques fondamentales. Sous forme d’images symboliques, elles traduisent les problèmes auxquels nous sommes confrontés dès l’enfance, et qui touchent à la fois aux relations dans la famille (rivalité fraternelle, inceste…) et aux problèmes personnels (renoncement aux dépendances de l’enfance, affirmation de la personnalité, prise de conscience de ses propres valeurs, dépassement du conflit œdipien…). Bien loin de l’esprit d’une simple "littérature enfantine", ces contes, en mettant en scène des fantasmes, apportent, à leur manière, des solutions à ces problèmes. Voilà pourquoi, en s’adressant directement au moi naissant de l’enfant, ils jouent un rôle important dans la construction de la personnalité.
C’est parce qu’ils ont adressé des messages non seulement à notre conscient, mais aussi à notre inconscient, que Blanche-Neige, les trois petits cochons et le petit Poucet nous ont aidés à intégrer la signification du bien et du mal, à stimuler notre imagination, à développer notre intelligence, et surtout à y voir plus clair dans nos émotions.
La richesse du contenu symbolique des contes est telle qu’ils se prêtent naturellement à l’analyse et à l’interprétation. Les psychanalystes freudiens montreront quelle sorte de matériel inconscient, refoulé, est sous-jacent dans chacune de ces histoires. Pour eux, Jack qui fait pousser un haricot magique, monte sur sa tige et tue un géant pour s’emparer de son trésor, représente l’affirmation phallique de l’adolescent, qui « tue son père » pour imposer sa propre virilité. Les psychanalystes jungiens y verront plutôt un récit initiatique, l’image de notre besoin d’accéder aux degrés supérieurs de notre conscience. Pourtant, l’un n’exclut pas l’autre ! Preuve en est : tout comme dans ces innombrables histoires où le jeune héros se montre plus malin que le géant, Jack montre aux enfants qu’en se servant de son intelligence et de son esprit pratique, il est possible de se sortir des difficultés de la vie. Tout simplement.
L’universalité et la profondeur symbolique des contes de fées leur permettent d’être lus, relus, racontés maintes et maintes fois, à n’importe quel âge. C’est la raison pour laquelle ils sont de plus en plus utilisés en psychothérapie et en développement personnel : les ateliers de contes se multiplient, proposant diverses approches pour réveiller notre "enfant intérieur", développer les richesses de notre imaginaire et nous aider à nous transformer.

Deux siècles après la naissance du conteur danois Hans Christian Andersen, certains contes sont utilisés en développement personnel. Ces méthodes utilisent trois personnages clés, présents dans les mythes du monde entier.Le roi représente notre désir d’évolution, notre faculté de discernement.
Le héros incarne l’action, la mise en œuvre du changement.
La fée est notre part de magie, d’inconscient. Elle découvre les opportunités et provoque les situations propices au changement.
Une aide précieuse pour mettre une image sur nos blocages.
 

Les 5 étapes du voyage intérieur


Echoué sur une île déserte, le héros mythique de Robinson Crusoé vit une aventure en différentes phases.
La soumission. Au début, Robinson se vautre dans les marécages bourbeux de l’île, symboles de la dépendance et de la dépression quand le soi, fragilisé dans l’enfance, est encore immature.
La domination. Robinson décide de domestiquer l’île et veut tout contrôler autour de lui. Le moi socialisé cherche à dominer autrui coûte que coûte.
La prise de conscience. Robinson, comme chacun de nous, doit remonter à la source de lui-même. Il séjourne dans la grotte la plus profonde de l’île. Prise de conscience de l’absurdité de ses actions et pressentiment d’une part plus essentielle, le soi.
La transformation du moi. Jusque-là dominateur, il se transforme et devient une ressource pour le soi nouvellement mis à jour. Il lui donne l’espace pour exister et prendre toute sa dimension.
L’intégration du moi et du soi. Robinson et Vendredi, l’esclave qui incarne la nature sauvage, sortent des rapports de force et s’allient au quotidien. La personne accède à " sa juste autorité " dans un lien respectueux avec elle, autrui et le monde.

dimanche 17 juillet 2011

Black and White



Je suis ton opposé, tu me cherches, je te frôle, le principe d'être entier. Cette danse de la séduction me fait penser à une autre histoire, celle d'un petit poisson et d'une petite pouliche. C'est une veille histoire, une fable certainement, racontée au coin du feu un soir d'automne. L'eau était l'élément de l'un, les terres arides celui de l'autre. Leur rencontre, le fruit du hasard, peut être. Assoiffée, la petite pouliche s'approcha de la rivière dans laquelle vivait depuis bien longtemps déjà le petit poisson. Bien qu'intriguée par cet animal étrange, parce non familier, elle ne prie pas la fuite immédiatement. Curieuse, elle contourna la règle de survie des univers inhospitaliers. Quelque chose l'attirait chez ce petit poisson. Subjuguée par sa quiétude, aimantée par la profondeur de son regard bleu et vif, elle tendit le coup vers lui. Son corps immobile était inondé de cette eau fraîche. Elle se désaltérait à sa source. Après un temps d'adaptation, ils apprirent à se connaître et s'inventèrent au fil de l'eau un langage singulier. Sur fond de dérision permanente, de joutes verbales incessantes, chacun évoquait sa condition différente. Black and White. Ils aimaient à se chamailler, rire de tout et d'eux mêmes, jouer à se séduire comme une valse à quatre temps. Seulement la petite pouliche, jeune et impétueuse, voulu partager la vie de son ami le petit poisson, juste pour voir. Un beau matin, elle se jeta dans la rivière. Elle ne savait pas nagée. Se débattant comme elle pouvait pour regagner la rive, ses forces l'abandonnaient aux courants impétueux. Comprenant trop tard qu'elle n'aurait jamais dû vouloir partager un instant la vie du petit poisson, elle se laissa emporter par le courant, bercée dans son coeur par le bonheur de cette rencontre.

jeudi 14 juillet 2011

Regards croisés

Petit poisson, tu es apparu comme révélateur de moi-même. Ton regard éclaire des zones d’ombre dévoilant ainsi des facettes que j’ignorais. Ouverture sur des parties les plus fragiles, peut être même les plus archaïques de ma personnalité. Fruit d’un échange sans emprise, effet d’une différenciation et non d’une fusion, sans attente précise. Par ton écoute et ton regard accueillants, tu as éveillé quelque chose d’inconnu sans doute parce que j’étais disposée, inconsciemment, à être bouleversée, à me laisser imprégner de ces changements. Mise en lumière en douceur, richesse infinie.

Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté

Le Bouddha ne ferme pas les yeux sur le monde, mais tourne son regard vers l’intérieur pour mieux le comprendre. Ce sont les yeux de la connaissance et de la compassion. Le Bouddha est en adéquation avec la réalité, car il perçoit la nature ultime des choses : l’interdépendance des phénomènes et la non-existence d’un moi autonome. Il reconnaît le potentiel d’éveil présent en chacun même lorsqu’il est dissimulé derrière les nuages de la confusion mentale et des émotions perturbatrices. 



Le sourire de Bouddha est l’expression d’un amour altruiste sans limites, fondé sur une juste connaissance de la nature des choses. Ce sourire reflète une bienveillance inconditionnelle, née du souhait que tous les êtres, sans exception, trouvent le bonheur et les causes du bonheur – sagesse, liberté intérieure et compassion –, et soient libérés de la souffrance et de ses causes profondes : l’ignorance et les toxines mentales – haine, désir obsessionnel, arrogance, jalousie. Nous sommes loin d’un optimisme béat qui peindrait en rose la triste réalité d’un monde mauvais. 

L’instinct nous dit que la conscience se trouve dans notre cœur. La science nous dit qu’elle a son siège dans le cerveau. Le bouddhisme, lui, la décrit comme un phénomène interdépendant avec le cerveau, le corps et l’environnement. Quoi qu’il en soit, nos événements mentaux et nos émotions sont en corrélation avec l’activation, l’inhibition ou la synchronisation de diverses régions du cerveau. La méditation consiste à se familiariser avec une nouvelle façon d’être et d’agir liée à l’entraînement de l’esprit.